Le parcours de Maximilien

En bref

Depuis octobre 2021 Maximilien exerce l’ostéopathie principalement à Port Harcourt. Il a profité de ce nouveau déménagement pour réaliser le projet Kalostéo formation avant que le cabinet n’atteigne son rythme de croisière. Originaire de Charente, il a été formé à Bordeaux en 2010 avant de suivre sa femme dans ses missions professionnelles de plusieurs années à l’étranger. Il en est ainsi à sa 5e installation entrecoupées d’interventions en Charente et de partenariat avec le milieu sportif. Sa dernière installation, à Lisbonne s’est faite dans un grand studio de yoga et de méditation, cabinet confié à Diane Brito, dans lequel il retourne régulièrement pratiquer. Ses dates de présences, l’évolution des cabinets et les aventures des installations sont partagées sur les réseaux Kalostéo.

En détail

2007 – Une formation ostéo au Collège Ostéopathique Sutherland.

Aujourd’hui le COS n’existe plus mais Bordeaux compte deux écoles d’ostéopathie l’IOB et le COB. Toutes les deux sont un peu les descendantes du COS, à savoir qu’une partie des professeurs que j’ai eu se sont retrouvés dans la première et une autre partie dans le seconde. Bien que la sortie du baccalauréat scientifique fut complexe, puisqu’il a falu que je rattrape le niveau élevé de la promotion qui était en majorité composée de sortant de médecine, la fin de la formation se déroula très bien et j’ai même pu sortir mon épingle du jeu sur la pratique structurelle, dommaine que j’apprècie toujours soit dit en passant.

À l’époque le COS se situait en plein centre de Bordeaux, à 40m du Grand Théatre littéralement. Des bâtiments en pierre magnifiques. Au passage, j’ai eu la chance de rencontrer Basile Pagliardini ou Julien Guénichot avec qui entre autres, je suis parti au Pérou pour un voyage humanitaire et qui sont aujourd’hui ostéo à Bordeaux et à la Réunion.

2011 – Une première expérience ostéopathique en Inde.

2010, j’ai le diplôme en poche, les études m’ont fatigué, je dis à mon meilleur ami que je le suis dans son stage à l’étranger, peu importe la destination. Nous voilà partis pour l’Inde. J’y passerai 5 mois, j’y monterai ma table de A à Z, j’y ferai bon nombre de séances à domicile et surtout j’y apprendrai l’anglais!

2012 – Une année de plus en viscéral et crânien

Après en avoir pris plein les yeux et plein les mains en Inde, je connais mes points faibles de praticien, je retourne alors aux études avec une vision précise des secteurs que je veux améliorer en ce qui concerne ma pratique. Avoir des collègues à porter de main est une aubaine. Je rencontre alors d’autres étudiants qui aiment passer des heures à pratiquer pour s’améliorer. Je pense entre autres Étienne Joanny, actuellement kiné – ostéo en belgique mais aussi formateur avec qui nous travaillions pour l’équipe de rugby féminine de Bordeaux et d’autres amis souvent maintenant ostéos dans le Sud-Ouest comme Nicolas Latournerie. Cette année est l’occasion d’intégrer le team 66 du Championnat du monde d’endurance moto et de réaliser 3 courses avec eux en tant qu’ostéopathe. Cela se fait grâce à mon ami Pierre Thibaudeau qui est dans le milieu. Je découvre ainsi les 24h du Mans de l’intérieur et on a un bel article sur nous dans la Charente Libre.

2013/2014 – Un an à Marrakech

Une fois cette année de formation complétée et après un stage dans le service chirurgie du CHU de Marrakech, je mets table d’ostéopathie et moto dans le coffre de ma voiture : direction le Maroc. J’y travaille un an et comme en Inde je me rends dans des endroits assez luxurieux pour réaliser des consultations à domicile et en hôtel. Je tente de m’installer administrativement, mais cela est d’une complexité folle et au bout d’un an d’acharnement pour obtenir un statut, je baisse les bras et je quitte le pays.

2015/2017 – Canada, reprise des études et arrêt de l’ostéopathie

Le Maroc se terminant, Marina et moi-même obtenons le Visa vacance-travail canadien. Mon diplôme ne me permettant pas d’exercer là-bas je ne prends pas le risque et je réalise une pause dans ma pratique. Je continue à exercer lors de mes saisons en restauration à la Palmyre (7 années) et pour les amis, mais c’est tout. Cette année canadienne est magnifique entre baleine, rencontres et marches dans la neige.

De retour en France et toujours en “pause” ostéopathique je reprends les études afin d’accompagner Marina qui elle, ne les a pas finies. Me voilà étudiant à la fac pour la première fois de ma vie à 27 ans. Filière : Histoire de l’Art et Archéologie à bordeaux Montaigne. Là aussi une année et demie incroyable où je suis délégué de notre promotion, je valide mes 3 semestres et je mets un pied dans l’archéologie tout en devenant beaucoup moins ignorant en ce qui concerne l’Ar,t l’architecture et l’Histoire.

2017 – La deuxième vie : Ostéopathe au Nigéria

Après avoir postulé à une vingtaine de structures culturelles pour le stage de Marina, L’Afrique du Sud nous informe que son CV arrive en final, mais ne passe pas. Prague nous annonce que leur acceptation pour le poste n’est plus valable, car nous avons mis trop longtemps à nous engager (nous attendions la réponse de l’Afrique du Sud). Bref, c’était un peu la catastrophe après 2 mois de candidatures acharnées. Alors quand le Nigéria nous annonce qu’elle est acceptée en entretien pour le VIA en Chargée culturelle à l’Ambassade de France, on s’est dit que c’était un signe! La décision finale tombe, on doit partir dans 2 mois! J’arrête mes études après 3 semestres validés et je ne sais pas dans quoi je m’engage, mais je la suis.

Ce qui se joue là pendant 2 années, c’est ma véritable construction en tant que praticien. Je suis le seul ostéopathe de la capitale Abuja. Capitale d’un pays de 200 millions d’habitants et 1er producteur de pétrole du continent, elle est stratégique. J’ai donc un bassin de patientèle composé, de diplomates, de l’ONU, de nombre d’ONG et tout un tas d’organisations gouvernementales ou internationales. Le cabinet décole, je suis confronté à tout un tas de pathologies qui sont normalement réservées aux médecins, je vais faire des consultations dans des lieux hors normes et je rencontre des personalités parmis les plus importantes du pays. Je suis prêt pour l’étape suivante.

2019 – L’approche de Lisbonne

La mission ambassade étant terminée, nous sommes d’abord refusés à l’édition 2019 des candidatures pour le Ministère des Affaires Étrangères. Je sais donc que j’ai au moins un an devant moi avant que nous ne repartions, je me renseigne, je vois passer l’annonce d’un local à Lisbonne, j’en discute avec des amis sur place. La décision est prise, 50€ plus tard, j’ai un vol pour la capitale portugaise. La visite du local, le feeling avec les responsables et le projet yoga / méditation / ostéo m’enthousiasment. Je sors d’Agora, ma décision est prise, j’appelle ma famille pour les avertir et voilà que je m’engage pour janvier prochain (2020).

2020 – L’installation élair d’un cabinet d’ostéopathie au Portugal

Nous quittons la Bretagne, la où nous avons passé 6 mois après le Nigéria. C’est d’ailleurs là-bas que j’ai véritablement lancé la chaine youtube et réalisé plusieurs recherches et vidéos dans le domaine de l’ostéopathie.

Les loyers ne sont pas donnés à Lisbonne, à la seconde où nous y posons le pied, la course commence donc pour monter le cabinet. Matériel, électricité, création du réseau, cartes de visite, site… Tout y passe, je mets en application ce que les nombreuses installations précédentes m’ont appris. Le résultat est fabuleux et quelques moins plus tard, je fête avec mes amis la première semaine à 10 patients.

Je commence à me faire connaître et je ne tarde pas à réaliser 2 partenariats avec des cliniques de la ville, Alégria et Clinique Internationale de Campo de Ourique. La course est terminée, le cabinet est stable et reconnu, je peux calmer un peu le rythme.

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